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ATTAC Suisse et la Déclaration de Berne se lancent aussi dans la bataille du
référendum contre la 2e réforme de l’imposition des entreprises approuvées
par les Chambres fédérales à la session de printemps. Accordant des
privilèges à une minorité de contribuables, favorisant l’évasion fiscale,
les dispositions centrales de cette deuxième réforme vont, selon les deux
associations, Ã l’encontre des principes de la justice fiscale sans pour
autant favoriser le développement économique.
Zurich, Genève
La justice fiscale exige la mobilisation de tou-te-s !
Pour les deux associations, il n’est pas courant de se lancer dans
l’aventure d’un référendum à côté de partis politiques et de syndicats. Mais
il en va d’une thématique qui touche au c¦ur de leurs objectifs. Cette prise
de position est en outre cohérente avec leur rôle fondateur au sein du
réseau international pour la justice fiscale (Tax Justice Network). « La
fiscalité este un enjeu fondamental pour le développement des pays pauvres
et la Suisse est un paradis fiscal de première importance » relève
Jean-Claude Huot de la Déclaration de Berne. « Si nous voulons moins
d’inégalités et un Etat social performant, nous devons agir sur le plan de
la fiscalité. Car nous assistons, tant sur le plan national qu’international
à un déplacement de la charge fiscale des hauts vers les bas revenus »
souligne Roman Künzler, responsable de la campagne fiscalité auprès d’ATTAC
Suisse.
Les deux organisations de la société civile demandent donc à leurs membres
de signer et de faire signer le référendum contre la 2e réforme de
l’imposition des entreprises. A l’appui de ce soutien, elles invoquent les
arguments suivants :
Dans ce qu’elles appellent « l’optimisation » fiscale, les grandes
entreprises baissent déjà considérablement leur facture fiscale en utilisant
les structures financières offshore et la mobilité internationale du
capital. De plus, le niveau de l’imposition des entreprises en Suisse est
déjà très bas (20% contre 30% dans les grands pays européens). Il n’est donc
pas nécessaire que l’Etat offre encore une prime aux grands actionnaires en
accordant à ces derniers un rabais fiscal.
en privilégiant 1% des contribuables, la majorité du Parlement fait
fi de toute équité fiscale. L’égalité de traitement des revenus devant le
fisc est ainsi bafouée. Par des plans d’austérité, des hausses d’impôts et
des baisses de prestations sociales, les consommateurs et salariés devront Ã
nouveau boucher ce trou supplémentaire dans les recettes de l’Etat.
Les réformes fiscales de ces vingt dernières années vont toutes
dans la même direction : sous prétexte de concurrence fiscale, les hauts
revenus et les entreprises sont épargnés. Effectivement ce sont les seuls Ã
pouvoir quitter le terriroire. On déplace ainsi la charge fiscale sur les
petits revenus et les petites entreprises qui ne disposent pas de cette
mobilité.
ATTAC Suisse et la Déclaration de Berne plaident au contraire pour une
politique fiscale qui
colmate les brèches de l’évasion fiscale et mette un frein à la
concurrence fiscale,
finance de manière équitable les services publics,
garantisse le rôle redistributeur des pouvoirs publics tant sur le
plan interne (assurances sociales) qu’externe (aide au développement).
Pour plus d’information :
Jean-Claude Huot, Déclaration de Berne, tél. 021 620 03 09 ou 079
229 18 45
Roman Künzler, ATTAC Suisse, tél. 079 595 28 27,
steuerreferendum@attac.org

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